Marché de viande de chiens ( viande grillée de chiens mis dans des fours encore vivants ) ..... , Chats vivantsébouillantés jusqu'à liquéfaction pour des soit disant vertues aphrodisiaques .... ( les asiatiques ont ils des problèmes de libido ? .... leur ascension démographique n'en est pourtant pas la preuve .... alors ? Aphrodisiaque ou sadisme ? Je voudrai que l'on m'explique ! ... )
Chiens et chats dépecés vivants et laissés agonisants pour le trafic de peaux ..... , et combien d'autres horreurs encore .....
* La grandeur d'une nation et ses progrès moraux , peuvent etre jugés par la manière dont elle traite les animaux . * GANDHI .
Alors , je vous le demande ... où pensez vous , vous situez ? ..
Vous n'avez aucune grandeur d'ame ! ... et aucun progrès moral depuis la nuit des temps ...
* Le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au meme titre que celui de tuer un humain * LEONARD DE VINCI .
L'humain détruit tout ... ne respecte rien ... Ne sait que tuer ! ...
Prions pour que les animaux dans une autre ère se vengent de toutes les tortures , et de toutes ces horreurs endurées .
Puissiez vous subir les memes souffrances !....
Le trafic de peaux d'animaux domestiques se pratique dans toute l'Asie . Des milliers de chiens et de chats sont massacrés et torturés , au nom de ce trafic honteux .
Qui peut encore à notre époque , informés comme nous le sommes , acheter de la fourrure ? Comment et pourquoi , aimer porter sur soi , des cadavres d'animaux ...?
Jusqu'où l'etre humain ira t'il dans sa décadence ... , dans ses actes de sadisme ?
Combien de temps les animaux devront ils encore subir le coté démoniaque de l'humain ?
* Pour ne pas choquer la sensibilité de certaines personnes , les photos de l'Asie ont été déplacées , et peuvent etre vu au bas de la page " album photo " .
Merci à vous de ne pas détourner les yeux . Comme pour les autres pays cités dans ADSAME , il est important de connaitre les "vérites"; meme si parfois , elles peuvent déranger notre conscience .
ADSAME se doit de dénoncer et d'informer toutes les pratiques monstrueuses dont les animaux sont victimes de par ce monde .
ADSAME se consacre à l'Europe et aux Dom-Tom , mais comment ne pas mentionner ce qui se passe en Asie ... C'est impossible !... ,
PETITION
. NE quittez pas cette page sans lire l'article et le reportage ci dessous . Merci
--------------------
l"2008-02-18 PARIS (Source vérifiée)
La Chine reste le plus gros
consommateur de viande de chiens, abattus dans des conditions atroces
ou ébouillantés vivants, selon l'association française One Voice qui a
enquêté pendant un mois sur place et réclame l'interdiction de ces
pratiques avant les Jeux Olympiques. One Voice estime à plusieurs
millions le nombre de chiens abattus chaque année, souvent tués de
"manière lente et cruelle", à coups de gourdin, saignés à blanc ou
ébouillantés vivants. "Ce commerce a lieu partout dans le pays, même
dans les grandes villes. Bien qu'à Pékin les autorités soient en train
de le repousser à la périphérie dans la perspective des JO", a expliqué
à l'AFP Muriel Arnal présidente et fondatrice de One Voice, association
de défense des animaux. La viande se retrouve servie au restaurant ou
vendue dans certains supermarchés, sous vide ou en conserve. Après les
chiens Saint-Bernard il y a trois ou quatre ans, les Bergers allemands
sont désormais parmi les plus visés, "y compris les animaux de
compagnie, volés, qui ont encore un collier autour du cou", a souligné
Mme Arnal. "Nous avons préparé cette recherche pendant plus de six mois
et enquêté sur le terrain pendant plus de trois semaines, à Pékin et à
travers le pays, en liaison avec des associations chinoises", a-t-elle
poursuivi. Les équipes se sont notamment "infiltrées" dans plusieurs
restaurants où elles ont pu rester assister à l'abattage des chiens sur
le trottoir et à la préparation de la viande. "Outre la tradition, les
Chinois continuent de goûter la viande de chien pour ses qualités
aphrodisiaques, en particulier le pénis, le morceau le plus prisé qui a
été servi à nos enquêteurs", a affirmé la présidente de One Voice.
Alors qu'en Asie, les Philippines ou Taïwan ont officiellement interdit
la consommation canine. Mais la Chine populaire, à l'exception de Hong
Kong, n'a aucune législation de cet ordre, ni aucune loi protégeant les
animaux, a-t-elle ajouté. Profitant de l'attention portée à la Chine
avec les Jeux de Pékin, One Voice a lancé une pétition en France et en
Angleterre pour réclamer l'adoption d'une telle loi. Son rapport,
abondamment illustré d'images pénibles, est également consultable sur
internet
.
Le site n'a pu imprimer tout le reportage de "one voice" ( ni les photos ) , mais vous pourrez le lire dans son intégralité en cliquant sur le lien ci -dessus .
Vous trouverez également le lien pour la pétition en fin de reportage . Notre mobilisation est tres importante .
Merci à vous .
Le
commerce de la viande
de chien en Chine Une vérité chocante qui n'honore pas
les hôtes des prochains
jeux olympiques
Le
commerce de la viande
de chien en Chine Une vérité chocante qui n'honore pas
les hôtes des prochains
jeux olympiques
La presse a beaucoup parlé
du nettoyage de Beijing, à coups de milliards de dollars, en vue des Jeux
Olympiques de l’été 2008. Soucieuses d’organiser des Jeux « verts » et de
présenter un nouveau visage sur les écrans de télévision du monde entier, les
autorités chinoises se sont fixé 20 objectifs environnementaux parmi lesquels le
déménagement de 200 usines afin de réduire la pollution atmosphérique chronique
de la capitale et de bâtir des installations éoliennes en périphérie.
Ce qui est bien moins connu,
c’est le grand nombre de restaurants spécialisés dans la viande de chien qui
vont fermer à Beijing juste avant les Jeux Olympiques. Seulement, il s’agit là
d’une chose que les autorités chinoises préfèrent cacher.
Nombreux dans toutes les
grandes villes chinoises, ces restaurants servent des plats préparés avec toutes
les parties possibles du corps du chien, y compris la tête, les pattes, les
testicules et les entrailles. Les chiens destinés à servir ainsi de repas sont
souvent enfermés dans des cages exigües installées en évidence sur la devanture
des restaurants.
Jusqu’à récemment, un grand
nombre, sinon la plupart de ces chiens provenaient d’élevages intensifs.
Cependant, d’après une importante enquête en caméra cachée effectuée en Chine
par One Voice, les chiens tués pour leur viande sont de plus en plus souvent des
animaux de compagnie ou des chiens errants fournis de façon non régulière par
des sources diverses : parfois, ces malheureux chiens portent encore un collier.
Quelle que soit leur provenance, ils sont mis à mort de façon brutale, souvent
sur le trottoir juste devant le restaurant, une pratique qui constitue une
véritable insulte à la civilisation.
Notre équipe a pris des
risques trois semaines durant pour infiltrer l’industrie chinoise de la viande
de chien. Ses membres auraient pu se faire arrêter par la police, ou pire, ils
auraient pu se retrouver aux prises avec les individus parfois peu
recommandables que l’on peut rencontrer dans ce commerce. Pour pouvoir obtenir
l’information nécessaire, l’équipe a gagné la confiance de trois de ces
restaurants et d’une usine d’aliments à base de viande de chien et a filmé des
scènes de l’effrayante cruauté qu’engendre cette industrie épouvantable. Des
atrocités attendaient les enquêteurs à chaque pas, et One Voice espère que ces
images inciteront le monde entier à soutenir son appel à la Chine pour que
celleci édicte des lois protégeant les animaux. Nous avons affaire à un pays
censé être moderne, capable d’accueillir les Jeux Olympiques, mais dans lequel
il n’existe absolument aucune législation relative au bienêtre animal.
« Les restaurants de
viande de chien de Beijing ont peutêtre fermé pour les Jeux Olympiques, dit un
de nos enquêteurs, mais à seulement 30 km, on en trouve toujours en abondance.
Ce que nous avons découvert du commerce de la viande de chien en Chine montre ce
qu’est véritablement la préparation de la ville pour les Jeux Olympiques : une
opération de chirurgie esthétique superficielle et cynique, pour cacher la plus
infâme déloyauté imaginable envers le plus proche compagnon de l’Homme. »
Le chien dans
l’alimentation en Chine : rappel historique
Cela fait au moins 7 000 ans
que les Chinois mangent du chien. La chair de cet animal est appréciée pour son
goût et pour sa teneur en protéines mais aussi parce qu’elle est censée être
bonne pour la santé, notamment en raison d’une croyance selon laquelle elle «
réchaufferait le sang » durant l’hiver. La viande de chien est aussi considérée
comme favorable au yang, c’estàdire à l’aspect chaud et extraverti de la
nature humaine. Pourtant, cela fait aussi plusieurs milliers d’années que les
chiens servent d’animaux de compagnie en Chine : un certain nombre d’empereurs
les avaient choyés et en avaient fait de véritables « courtisans ».
Aujourd’hui, on mange du
chien partout en Chine, sauf à Hong Kong où la viande de chien est interdite
depuis 1950. La viande de chien est consommée plus particulièrement dans les
provinces du Nord Est et du Sud. Globalement, la demande paraît relativement
faible. En 2000, pour une population totale de 1,3 milliard d’habitants, la
consommation de cette viande a été d’environ 100 000 tonnes, soit l’équivalent
de quelques millions d’animaux.
De nos jours, une grande
partie de la viande de chien provient d’élevages. Leur nombre, que l’on ignore,
a augmenté dans les années quatrevingtdix en raison des importantes
subventions gouvernementales accordées à la création d’élevages de chiens,
souvent intensifs, qui compteraient maintenant pas moins de 15 000 animaux.
Cependant, un grand nombre de chiens sont élevés sur une bien plus petite
échelle, souvent par des particuliers qui cherchent ainsi à compléter leurs
revenus. Il peut s’agir de différentes races : jusqu’à récemment, les éleveurs
préféraient souvent les SaintBernard en raison de leur croissance rapide, de
leur grande taille et du goût de leur chair. Il semble toutefois qu’on leur
préfère maintenant d’autres races moins coûteuses à nourrir.
Les conditions de vie de ces
chiens d’élevage sont déplorables. Après une existence abrégée dans des cages
étroites, ils sont généralement abattus sur place de façon brutale. Un certain
nombre d’entre eux seraient torturés ou saignés lentement afin d’accroître leur
terreur et d’obtenir ainsi une viande plus riche en adrénaline, censée rendre
les consommateurs plus virils.
Les résultats de notre
enquête semblent indiquer un déclin des élevages de chiens, du moins dans l’Est
de la Chine. Nous n’avons pas pu trouver un seul élevage qui soit encore
exploité. Dans un élevage désaffecté à l’ouest de Qingdao, nous avons vu des
rangées de petites stalles en briques ayant servi à abriter une centaine de
chiennes allaitantes. Le gérant nous a dit que jusqu’à il y a quelques années,
chaque kilo de viande lui coûtait 3 yuans (30 centimes d’euro) à produire, pour
un prix de vente de six yuans. Depuis, les prix sont descendus à 3 ou 4 yuans le
kilo, si bien que la production de viande de chien a cessé d’être rentable. Le
gérant d’une usine de production de viande de chien nous a confirmé ces chiffres
et nous a expliqué que sa production déclinait à mesure que la consommation de
viande de bœuf et de poulet augmentait.
À l’élevage des chiens succèdent des
méthodes plus opportunistes. Il semble que, de plus en plus, les chiens soient
élevés pour leur viande par des particuliers, tandis que des « ramasseurs »
professionnels recueillent en masse les chiens errants et ceux dont les
propriétaires ne veulent plus. Ce sinistre commerce alimente directement les
usines de produits à base de viande de chien ainsi que les restaurants.
Cependant, le public fait aussi partie des fournisseurs : nous avons vu des
restaurants qui affichaient des annonces pour acheter des chiens.
Une usine à
nulle autre pareille
Avec ses hauts murs de
briques et ses portes métalliques, l’usine rurale de M. Wang, au sudouest de
Jinan, dans l’Est de la Chine, ressemble à bien d’autres usines de par le monde.
Cependant, ce qui se passe à l’intérieur est une honte, non seulement pour la
Chine mais aussi pour l’humanité. Il existe en Chine un nombre indéterminé
d’usines comme celleci, qui porte le nom de Ruen Chun Yuen (« maison du chien
») et dans laquelle on abat les chiens pour leur viande.
Dans le passé, M. Wang a
élevé des chiens pour leur viande, mais cette activité lui demandait trop de
temps et ne lui rapportait pas assez. Aujourd’hui, il achète les chiens en
grande quantité et affirme être le plus gros producteur de viande de chien de
l’Est de la Chine. Nous sommes allés le rencontrer dans son usine, et il nous a
fièrement présenté ses sinistres installations.
Nous avons vu l’abattoir
extérieur, où une bonne vingtaine de chiens de petite et de moyenne taille à
l’aspect piteux étaient à l’étroit dans deux cages. À proximité immédiate se
trouvait un espace couvert garni de systèmes de suspension avec une zone
d’écoulement du sang, un matériel de dépeçage, un évier et une marmite, des
congélateurs remplis de viande, de pattes, de têtes écorchées et de testicules
de chiens.
Dans les cages, les chiens
s’agitaient de façon pitoyable : ils avaient de bonnes raisons d’être
terrorisés. À l’aide d’une longue pince, un ouvrier a attrapé le cou d’un chien
et l’a sorti de sa cage tandis que l’animal se débattait, puis il l’a frappé à
la tête et au museau jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Il l’a ensuite traîné
vers la zone d’abattage, il a mis le pied sur la tête du chien avant
d’introduire un doigt dans son cou et de le saigner. Pendant que son sang
s’écoulait sur le béton, l’animal était secoué de spasmes. Cependant, il était
toujours vivant. Le boucher l’a laissé agoniser pendant sept minutes dans des
conditions effroyables, le temps de tuer plusieurs autres chiens. Enfin, il l’a
frappé à mort et l’a mis dans la marmite en ébullition afin d’en détendre la
peau. « La peau ne se détache pas si le chien est encore vivant quand on
l’ébouillante », nous aton expliqué.
La désinvolture dans
laquelle une telle brutalité s’exerçait était presque aussi effrayante que les
souffrances qu’elle provoquait. Nous avons vu des chiens amenés pour être
abattus, comprimés les uns contre les autres dans des cages transportées sur des
motos et sur de petits tracteurs. Les chiens étaient brutalement tirés des cages
par le cou à l’aide de crochets en fer, ce qui les faisait hurler et se tordre
de douleur. À un moment, un petit terrier a réussi à s’échapper au moment où on
le sortait de sa cage. Un des ouvriers l’a brutalement attrapé et tiré à l’aide
des crochets en fer, et les cinq ou six ouvriers qui assistaient à la scène ont
rigolé en l’entendant hurler de douleur et de terreur.
Certains chiens – divers
terriers mais aussi des croisements de chiens danois – portaient des colliers,
ce qui laisse penser qu’ils avaient été des animaux de compagnie.
Compte tenu de sa
dimension et de la cruauté de ses méthodes, cette usine est ce que nous avons
visité de plus choquant en Chine. Notre chauffeur, un Chinois d’une cinquantaine
d’années, en avait les larmes aux yeux. De tous les Chinois que nous avons
rencontrés, il n’était pas le seul à être choqué et dégoûté par la façon dont
les animaux sont traités dans son pays, ce qui nous laisse espérer que le jour
où ce que nous avons vu sera montré à une part suffisamment importante de la
population, une cruauté aussi épouvantable ne sera plus permise.
Les restaurants qui servent du chien : la cruauté au menu
Le consommateur chinois a la
possibilité non seulement d’acheter la viande surgelée d’un chien tué dans une
usine d’abattage, mais aussi, un peu partout dans le pays, de consommer dans des
restaurants la viande d’un animal venant d’être tué sur place. L’établissement
que notre équipe a visité à Zibo, dans la province de Shandong, en est un
exemple type.
Là, comme dans de nombreux
autres restaurants qui servent de la viande de chien en Chine, les chiens sont
présentés à la clientèle sur le trottoir même, enfermés dans des cages... Ils
sont abattus sur place, de façon très brutale. Lors de notre visite, il y avait
en évidence 10 chiens dans des cages, notamment des bergers allemands et des
dobermans. À notre arrivée, ils ont remué la queue, un signe émouvant de leur
familiarité étroite avec les humains et qui laissait penser qu’ils avaient été
des animaux de compagnie.
Le gérant, M. Chu, dirige ce
restaurant depuis 20 ans. Ses chiens proviennent d’intermédiaires qui les ont «
recueillis dans les environs ». Il en tue six à sept par jour pour servir sa
clientèle. Il découpe les cadavres pour en faire des « spécialités » comme par
exemple la « Patte de chien aux cinq épices ». Son fils nous a expliqué qu’afin
d’en renforcer le goût, on nourrit les chiens avec la viande d’autres chiens
avant de les abattre.
M. Chu est fier
de son restaurant et de la façon dont il le gère et en assure la promotion : il
nous a montré ses propres conteneurs de viande de chien congelée sur lesquels
une image représente des bergers allemands en train de batifoler dans un pré.
Cependant, ses préoccupations ne s’étendent pas à ce que peuvent ressentir les
animaux qu’il tue. Comme nous avons pu nous en rendre compte avec effroi lors
d’une visite très matinale, leur mort sur le trottoir est affreuse, comme celle
d’innombrables autres animaux dans ce si vaste pays.
Au moment de notre arrivée,
M. Chu était en train d’aiguiser un couteau attaché à une tige tandis qu’une
grande marmite remplie d’eau chauffait sur un feu à côté des cages des chiens. À
l’aide d’un nœud coulant fixé à l’extrémité d’un manche, son fils était en train
de tirer par le cou un chien croisé de type berger allemand. Nous avons vu M.
Chu plonger son couteau dans le poitrail du chien. Il visait le cœur, mais il
l’a raté, et le malheureux chien a hurlé: nous avons alors assisté au début
d’une longue agonie.
Pendant plusieurs minutes,
le chien, en état de choc, a léché sa blessure de façon pathétique, alors que
son sang se répandait par terre. Pourtant, il continuait de remuer la queue. M.
Chu l’a alors poignardé à nouveau. Les hurlements de douleur et de terreur
étaient insoutenables. Il a tiré de la cage le chien dont le sang continuait de
couler et dont la queue s’agitait toujours, l’a fait basculer et lui a porté
encore un coup en tournant le couteau alors que le chien hurlait encore
davantage. Ensuite, son fils a hissé le chien jusqu’au bord de la marmite et a
plongé dans l’eau bouillante l’animal encore vivant.
Les autres chiens,
terrorisés, observaient la scène, qui se déroulait à un mètre seulement de leur
cage, sous leurs yeux et sous les yeux des passants, parmi lesquels des enfants
qui empruntaient cette rue très passante pour se rendre à l’école. Nous avons
été témoins de brutalités similaires dans d’autres restaurants. Ainsi, devant un
restaurant, nous avons vu quelqu’un frapper à l’aide d’une batte de baseball un
chien recroquevillé et gémissantjusqu’à ce qu’il perde connaissance puis le
saigner sur le trottoir même. Nous avons vu son sang se répandre sous les cages
pleines à craquer de chiens terrorisés qui attendaient de subir le même sort.
C’est cette cruauté
envers les chiens, d’un bout à l’autre de la Chine, que dissimule la façade
riche en couleurs des Jeux Olympiques. Voilà ce qui se produit dans un pays
lorsqu’il n’y existe absolument aucune loi pour protéger les animaux.
Mille chiens dans un camion
Si les résultats de notre
enquête peuvent laisser penser que les élevages de chiens sont de moins en moins
nombreux, un fait troublant constaté par notre équipe montre cependant qu’ils
sont loin d’avoir disparu.
Alors que nous roulions sur
une voie rapide, à deux cents kilomètres à l’est de Chengdu, nous avons vu un
grand camion rempli de chiens dans des cages. Ces cages, d’un mètre de largeur
sur deux mètres de longueur, étaient empilées par rangées et par colonnes de
six. Dans chaque cage, quatre jeunes chiens issus de croisements, de taille
moyenne, étaient entassés. Le fait qu’ils soient semblables en taille et en âge
laissait penser qu’ils provenaient d’un élevage. Ils étaient plus de 1 000 dans
ce camion.
Effarés,
nous avons suivi le camion jusqu’à ce que nous nous retrouvions bloqués dans un
embouteillage. Nous sommes alors sortis de notre voiture pour nous approcher du
camion et parler au chauffeur. « En approchant, nous avons vu un filet d’urine
de chien qui se déversait sur le macadam », a déclaré un membre de l’équipe. «
La puanteur des chiens trempés et de leurs excréments devenait étouffante : la
cruauté atteignait un degré effrayant. C’était presque irréel, tant c’était
épouvantable.»
Les hommes du camion nous
ont dit qu’ils venaient d’une ville des environs de Chengdu et qu’ils
transportaient les chiens vers Guandong… ce qui représentait un trajet de 48
heures sans aucun arrêt. Les chiens n’avaient ni nourriture ni eau. Les hommes
du camion n’ont pas tardé à avoir des soupçons et à nous regarder de travers, si
bien que nous avons dû retourner à notre voiture.
Nous nous sommes demandé
combien de ces animaux pouvaient survivre à ce voyage infernal. Comme le dit un
des membres de l’équipe : « La vue de tant de chiens entassés dans des cages
étroites par une nuit chaude, sous la lumière des phares des voitures, nous
hantera encore longtemps.»
Aideznous à faire cesser ce commerce sordide
La cruauté de l’industrie de
la viande de chien en Chine, telle que nous l’avons découverte, est pire que
tout ce que les enquêteurs professionnels expérimentés dont l’équipe était
constituée avaient encore jamais vu de leur vie. Cette industrie est monstrueuse
à tous points de vue : les conditions de transport inhumaines, avec des trajets
interminables sans rien à manger et sans eau, le fait que les chiens soient
entassés dans des cages minuscules, la brutalité avec laquelle ils sont tués
sans étourdissement préalable, et le fait qu’on les tue sous les yeux de leurs
semblables, ce qui ajoute encore à leur immense détresse.
Notre équipe a rencontré des
militants de petites associations chinoises qui se consacrent au bienêtre
animal et qui s’efforcent d’éveiller les consciences dans le contexte d’un
régime communiste oppressif. Ces hommes, femmes, jeunes et vieux, engagés dans
un nouveau combat, ont soupiré en regardant les images de brutalité et
d’abattage de chiens que nous avons filmées. Ils ont déclaré qu’ils avaient
honte que la Chine permette une telle cruauté. Ils veulent que cela change. L’un
d’eux nous a dit : « En Chine, quand on aime les animaux, on a envie de se
suicider tous les jours. »
La création d’une
législation chinoise de protection des animaux, dont l’absence se fait
cruellement sentir depuis trop longtemps déjà, permettrait que cesse la cruauté
de ce commerce de viande de chien – et il en est bien temps. De plus en plus de
Chinois désapprouvent la façon dont les animaux, et plus particulièrement les
animaux de compagnie, sont traités dans leur pays. Interdite lors de la
Révolution culturelle entre 1966 et 1976 parce qu’elle était considérée comme «
bourgeoise », la possession d’animaux de compagnie connaît actuellement un
nouvel essor, surtout dans les agglomérations : en 2002, selon une estimation,
plus d’un million de chiens servaient d’animaux de compagnie rien qu’à Beijing.
Par ailleurs, selon une
enquête menée en 2004 avec la participation de One Voice, plus des trois quarts
des Chinois seraient partisans d’une loi pour protéger les animaux. Or, tant
qu’aucune voix ne s’élèvera dans le monde libre pour protester, on continuera à
maltraiter les chiens par millions en Chine : aideznous à faire entendre cette
voix en signant notre pétition en ligne et en écrivant à l’ambassade de Chine
de votre pays.
La presse a beaucoup parlé
du nettoyage de Beijing, à coups de milliards de dollars, en vue des Jeux
Olympiques de l’été 2008. Soucieuses d’organiser des Jeux « verts » et de
présenter un nouveau visage sur les écrans de télévision du monde entier, les
autorités chinoises se sont fixé 20 objectifs environnementaux parmi lesquels le
déménagement de 200 usines afin de réduire la pollution atmosphérique chronique
de la capitale et de bâtir des installations éoliennes en périphérie.
Ce qui est bien moins connu,
c’est le grand nombre de restaurants spécialisés dans la viande de chien qui
vont fermer à Beijing juste avant les Jeux Olympiques. Seulement, il s’agit là
d’une chose que les autorités chinoises préfèrent cacher.
Nombreux dans toutes les
grandes villes chinoises, ces restaurants servent des plats préparés avec toutes
les parties possibles du corps du chien, y compris la tête, les pattes, les
testicules et les entrailles. Les chiens destinés à servir ainsi de repas sont
souvent enfermés dans des cages exigües installées en évidence sur la devanture
des restaurants.
Jusqu’à récemment, un grand
nombre, sinon la plupart de ces chiens provenaient d’élevages intensifs.
Cependant, d’après une importante enquête en caméra cachée effectuée en Chine
par One Voice, les chiens tués pour leur viande sont de plus en plus souvent des
animaux de compagnie ou des chiens errants fournis de façon non régulière par
des sources diverses : parfois, ces malheureux chiens portent encore un collier.
Quelle que soit leur provenance, ils sont mis à mort de façon brutale, souvent
sur le trottoir juste devant le restaurant, une pratique qui constitue une
véritable insulte à la civilisation.
Notre équipe a pris des
risques trois semaines durant pour infiltrer l’industrie chinoise de la viande
de chien. Ses membres auraient pu se faire arrêter par la police, ou pire, ils
auraient pu se retrouver aux prises avec les individus parfois peu
recommandables que l’on peut rencontrer dans ce commerce. Pour pouvoir obtenir
l’information nécessaire, l’équipe a gagné la confiance de trois de ces
restaurants et d’une usine d’aliments à base de viande de chien et a filmé des
scènes de l’effrayante cruauté qu’engendre cette industrie épouvantable. Des
atrocités attendaient les enquêteurs à chaque pas, et One Voice espère que ces
images inciteront le monde entier à soutenir son appel à la Chine pour que
celleci édicte des lois protégeant les animaux. Nous avons affaire à un pays
censé être moderne, capable d’accueillir les Jeux Olympiques, mais dans lequel
il n’existe absolument aucune législation relative au bienêtre animal.
« Les restaurants de
viande de chien de Beijing ont peutêtre fermé pour les Jeux Olympiques, dit un
de nos enquêteurs, mais à seulement 30 km, on en trouve toujours en abondance.
Ce que nous avons découvert du commerce de la viande de chien en Chine montre ce
qu’est véritablement la préparation de la ville pour les Jeux Olympiques : une
opération de chirurgie esthétique superficielle et cynique, pour cacher la plus
infâme déloyauté imaginable envers le plus proche compagnon de l’Homme. »
Le chien dans
l’alimentation en Chine : rappel historique
Cela fait au moins 7 000 ans
que les Chinois mangent du chien. La chair de cet animal est appréciée pour son
goût et pour sa teneur en protéines mais aussi parce qu’elle est censée être
bonne pour la santé, notamment en raison d’une croyance selon laquelle elle «
réchaufferait le sang » durant l’hiver. La viande de chien est aussi considérée
comme favorable au yang, c’estàdire à l’aspect chaud et extraverti de la
nature humaine. Pourtant, cela fait aussi plusieurs milliers d’années que les
chiens servent d’animaux de compagnie en Chine : un certain nombre d’empereurs
les avaient choyés et en avaient fait de véritables « courtisans ».
Aujourd’hui, on mange du
chien partout en Chine, sauf à Hong Kong où la viande de chien est interdite
depuis 1950. La viande de chien est consommée plus particulièrement dans les
provinces du Nord Est et du Sud. Globalement, la demande paraît relativement
faible. En 2000, pour une population totale de 1,3 milliard d’habitants, la
consommation de cette viande a été d’environ 100 000 tonnes, soit l’équivalent
de quelques millions d’animaux.
De nos jours, une grande
partie de la viande de chien provient d’élevages. Leur nombre, que l’on ignore,
a augmenté dans les années quatrevingtdix en raison des importantes
subventions gouvernementales accordées à la création d’élevages de chiens,
souvent intensifs, qui compteraient maintenant pas moins de 15 000 animaux.
Cependant, un grand nombre de chiens sont élevés sur une bien plus petite
échelle, souvent par des particuliers qui cherchent ainsi à compléter leurs
revenus. Il peut s’agir de différentes races : jusqu’à récemment, les éleveurs
préféraient souvent les SaintBernard en raison de leur croissance rapide, de
leur grande taille et du goût de leur chair. Il semble toutefois qu’on leur
préfère maintenant d’autres races moins coûteuses à nourrir.
Les conditions de vie de ces
chiens d’élevage sont déplorables. Après une existence abrégée dans des cages
étroites, ils sont généralement abattus sur place de façon brutale. Un certain
nombre d’entre eux seraient torturés ou saignés lentement afin d’accroître leur
terreur et d’obtenir ainsi une viande plus riche en adrénaline, censée rendre
les consommateurs plus virils.
Les résultats de notre
enquête semblent indiquer un déclin des élevages de chiens, du moins dans l’Est
de la Chine. Nous n’avons pas pu trouver un seul élevage qui soit encore
exploité. Dans un élevage désaffecté à l’ouest de Qingdao, nous avons vu des
rangées de petites stalles en briques ayant servi à abriter une centaine de
chiennes allaitantes. Le gérant nous a dit que jusqu’à il y a quelques années,
chaque kilo de viande lui coûtait 3 yuans (30 centimes d’euro) à produire, pour
un prix de vente de six yuans. Depuis, les prix sont descendus à 3 ou 4 yuans le
kilo, si bien que la production de viande de chien a cessé d’être rentable. Le
gérant d’une usine de production de viande de chien nous a confirmé ces chiffres
et nous a expliqué que sa production déclinait à mesure que la consommation de
viande de bœuf et de poulet augmentait.
À l’élevage des chiens succèdent des
méthodes plus opportunistes. Il semble que, de plus en plus, les chiens soient
élevés pour leur viande par des particuliers, tandis que des « ramasseurs »
professionnels recueillent en masse les chiens errants et ceux dont les
propriétaires ne veulent plus. Ce sinistre commerce alimente directement les
usines de produits à base de viande de chien ainsi que les restaurants.
Cependant, le public fait aussi partie des fournisseurs : nous avons vu des
restaurants qui affichaient des annonces pour acheter des chiens.
Une usine à
nulle autre pareille
Avec ses hauts murs de
briques et ses portes métalliques, l’usine rurale de M. Wang, au sudouest de
Jinan, dans l’Est de la Chine, ressemble à bien d’autres usines de par le monde.
Cependant, ce qui se passe à l’intérieur est une honte, non seulement pour la
Chine mais aussi pour l’humanité. Il existe en Chine un nombre indéterminé
d’usines comme celleci, qui porte le nom de Ruen Chun Yuen (« maison du chien
») et dans laquelle on abat les chiens pour leur viande.
Dans le passé, M. Wang a
élevé des chiens pour leur viande, mais cette activité lui demandait trop de
temps et ne lui rapportait pas assez. Aujourd’hui, il achète les chiens en
grande quantité et affirme être le plus gros producteur de viande de chien de
l’Est de la Chine. Nous sommes allés le rencontrer dans son usine, et il nous a
fièrement présenté ses sinistres installations.
Nous avons vu l’abattoir
extérieur, où une bonne vingtaine de chiens de petite et de moyenne taille à
l’aspect piteux étaient à l’étroit dans deux cages. À proximité immédiate se
trouvait un espace couvert garni de systèmes de suspension avec une zone
d’écoulement du sang, un matériel de dépeçage, un évier et une marmite, des
congélateurs remplis de viande, de pattes, de têtes écorchées et de testicules
de chiens.
Dans les cages, les chiens
s’agitaient de façon pitoyable : ils avaient de bonnes raisons d’être
terrorisés. À l’aide d’une longue pince, un ouvrier a attrapé le cou d’un chien
et l’a sorti de sa cage tandis que l’animal se débattait, puis il l’a frappé à
la tête et au museau jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Il l’a ensuite traîné
vers la zone d’abattage, il a mis le pied sur la tête du chien avant
d’introduire un doigt dans son cou et de le saigner. Pendant que son sang
s’écoulait sur le béton, l’animal était secoué de spasmes. Cependant, il était
toujours vivant. Le boucher l’a laissé agoniser pendant sept minutes dans des
conditions effroyables, le temps de tuer plusieurs autres chiens. Enfin, il l’a
frappé à mort et l’a mis dans la marmite en ébullition afin d’en détendre la
peau. « La peau ne se détache pas si le chien est encore vivant quand on
l’ébouillante », nous aton expliqué.
La désinvolture dans
laquelle une telle brutalité s’exerçait était presque aussi effrayante que les
souffrances qu’elle provoquait. Nous avons vu des chiens amenés pour être
abattus, comprimés les uns contre les autres dans des cages transportées sur des
motos et sur de petits tracteurs. Les chiens étaient brutalement tirés des cages
par le cou à l’aide de crochets en fer, ce qui les faisait hurler et se tordre
de douleur. À un moment, un petit terrier a réussi à s’échapper au moment où on
le sortait de sa cage. Un des ouvriers l’a brutalement attrapé et tiré à l’aide
des crochets en fer, et les cinq ou six ouvriers qui assistaient à la scène ont
rigolé en l’entendant hurler de douleur et de terreur.
Certains chiens – divers
terriers mais aussi des croisements de chiens danois – portaient des colliers,
ce qui laisse penser qu’ils avaient été des animaux de compagnie.
Compte tenu de sa
dimension et de la cruauté de ses méthodes, cette usine est ce que nous avons
visité de plus choquant en Chine. Notre chauffeur, un Chinois d’une cinquantaine
d’années, en avait les larmes aux yeux. De tous les Chinois que nous avons
rencontrés, il n’était pas le seul à être choqué et dégoûté par la façon dont
les animaux sont traités dans son pays, ce qui nous laisse espérer que le jour
où ce que nous avons vu sera montré à une part suffisamment importante de la
population, une cruauté aussi épouvantable ne sera plus permise.
Les restaurants qui servent du chien : la cruauté au menu
Le consommateur chinois a la
possibilité non seulement d’acheter la viande surgelée d’un chien tué dans une
usine d’abattage, mais aussi, un peu partout dans le pays, de consommer dans des
restaurants la viande d’un animal venant d’être tué sur place. L’établissement
que notre équipe a visité à Zibo, dans la province de Shandong, en est un
exemple type.
Là, comme dans de nombreux
autres restaurants qui servent de la viande de chien en Chine, les chiens sont
présentés à la clientèle sur le trottoir même, enfermés dans des cages... Ils
sont abattus sur place, de façon très brutale. Lors de notre visite, il y avait
en évidence 10 chiens dans des cages, notamment des bergers allemands et des
dobermans. À notre arrivée, ils ont remué la queue, un signe émouvant de leur
familiarité étroite avec les humains et qui laissait penser qu’ils avaient été
des animaux de compagnie.
Le gérant, M. Chu, dirige ce
restaurant depuis 20 ans. Ses chiens proviennent d’intermédiaires qui les ont «
recueillis dans les environs ». Il en tue six à sept par jour pour servir sa
clientèle. Il découpe les cadavres pour en faire des « spécialités » comme par
exemple la « Patte de chien aux cinq épices ». Son fils nous a expliqué qu’afin
d’en renforcer le goût, on nourrit les chiens avec la viande d’autres chiens
avant de les abattre.
M. Chu est fier
de son restaurant et de la façon dont il le gère et en assure la promotion : il
nous a montré ses propres conteneurs de viande de chien congelée sur lesquels
une image représente des bergers allemands en train de batifoler dans un pré.
Cependant, ses préoccupations ne s’étendent pas à ce que peuvent ressentir les
animaux qu’il tue. Comme nous avons pu nous en rendre compte avec effroi lors
d’une visite très matinale, leur mort sur le trottoir est affreuse, comme